Ce webinaire a été traduit d'anglais à français.
«Dans nos deux pays, l’industrie agricole ne peut exister qu’avec l’accord du public : nous devons maintenir cette approbation de nos activités pour demeurer en vie. La société qui nous donne cette permission, chez vous comme chez nous, est aujourd’hui fortement urbanisée. Les gens ne savent plus d’où proviennent les aliments et sont extrêmement soucieux de protéger l’environnement et les animaux. Le défi auquel les États-Unis et le Canada sont confrontés consiste à faire adhérer le public à une vision environnementale qui sert de fondement à notre autorisation de fonctionner; cette vision doit être basée sur l’espoir plutôt que la peur, sur la science plutôt que l’émotion, sur l’éducation plutôt que le litige, sur la résolution plutôt que le conflit et sur l’emploi plutôt que la suppression des ressources humaines.
J’aimerais empreindre mes propos d’une bonne dose d’espoir pour l’agriculture au Canada. Le public en a assez de se faire répéter que la planète agonise, de se faire rappeler tout ce qui va de travers; il a soif d’information sur ce qu’il est possible de faire pour l’humanité tout en protégeant l’environnement. Le public est désespérément en quête d’espoir, et ce besoin d'espoir est notre chance de conserver notre marge de manœuvre. J’enjoins les producteurs canadiens à voir le contact avec le public comme un poste à part entière du budget de leur entreprise, et non comme de simples paroles, et à y consacrer les ressources humaines et financières nécessaires. La production agricole fleurira si elle parvient à convaincre la population qu’elle est un chef de file en matière de protection de l'environnement et de santé animale et qu’elle est en réalité le « choix vert » pour un public soucieux de la santé de la planète.»
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